Aide financière aux États membres et aux pays dont l’adhésion à l’Union est en cours de négociation qui sont gravement touchés par une urgence de santé publique majeure
J’ai voté en faveur de ce rapport sur l’aide financière aux États membres et aux pays dont l’adhésion à l’Union est en cours de négociation qui sont gravement touchés par une urgence de santé publique majeure. Ce texte réforme le Fonds européen de solidarité de l’UE (FSUE) pour lui permettre d'intervenir dans le cadre de crises de santé publique majeures (et non plus seulement lors de catastrophes naturelles). Il relève à 100 millions d’euros le seuil des avances pouvant être versées aux États membres pour faire face à la crise du coronavirus. En revanche, conformément à mon engagement de ne pas intégrer la Turquie à l'Union Européenne et à mon vote de la résolution du 13 mars 2019 demandant la suspension du processus d'adhésion de la Turquie, j'ai soutenu un amendement qui exclut logiquement du dispositif d'aide financière ce pays. J'ajoute que le chantage migratoire scandaleux que le Président ERDOGAN exerce à la frontière grecque est inacceptable et ne fait que confirmer la nécessité de ne pas faire entrer la Turquie dans l'UE. Pour autant, je suis attachée à ce que le peuple turc reçoive une aide humanitaire spécifique pour lutter contre la COVID-19 prélevée sur d'autres outils financiers internationaux mais je m’oppose à ce que le FSUE soit mis à la disposition d’un État qui ne cesse d’insulter et défier l’UE. D’autant plus que le Parlement européen s’est exprimé clairement et à plusieurs reprises sur la nécessité de suspendre les négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE.